
Vercors
10h
-475m
Après moult rebondissements dans l'organisation, on opte pour une stratégie sur deux jours :
- Jour 1, un petite équipe (Valentin et Juliette) montera avec la première télécabine à 9h puis déroulera 3/4 kits et remontera en laissant le matériel dans la cavité
- Jour 2, une première équipe montera à pied depuis le parking à 7h du matin avec 3 kits de cordes pour continuer l'équipement. Une seconde équipe de 4 personnes partira avec 2h de décalage avec le dernier kit de corde pour monter avec la première benne. On prévoit que les deux équipes se retrouvent sous terre à la salle "Noir c'est noir".
Participants : Juliette, Valentin
TPST : 5h
Marche d’approche : 1h
<CR pré-équipement à venir>
Sorti du trou à 17h, les deux compères découvrent avec stupeur que deux désistements de dernières minutes ont lieu. C’est le branle bas de combat pour trouver des nouvelles recrues, à cinq personnes, il fort probable qu'une 3eme expédition soit nécessaire pour sortir les 10 kits de sous-terre. Tout le monde appelle ses connaissances sur le Vercors, c’est alors que l’improbable se produit, trois valeureux spéléos se motivent à la dernière minute pour compléter l’équipe : Léo, Mathéo et Victor ! L’équipe se retrouve le soir pour faire les kits et peaufiner les derniers détails du plan.
Participants :
Equipe 1 : Juliette, Kévin, Léo et Guillaume
Equipe 2 : JR, Valentin, Victor et Mathéo
TPST :
Equipe 1 : 10h
Equipe 2 : 8h
Quelques chiffres :
2h de marche d’approche (700D+)
8 kits d’équipement
600 m de cordes
Il est 6h du matin et les réveils sonnent pour l’équipe 1, un petit déjeuner rapide et ils partent du parking des Glovettes à 7h30, la montée à “Côte 2000” est longue mais sur une piste peu raide. A chaque bruit de moteur, l’équipe espère comme la veille croiser une voiture qui monte pour faire de l’auto-stop. Mais cette fois ci ça sera choux blanc, un engin de chantier sera croisé mais il descend, tanpis pour les cuisses… Après une heure de montée, l’équipe 1 arrive à Côte 2000, c’est super beau et la combe du Clot d’Aspres s’ouvre devant eux ! C’est partit pour parcourir le lapias immense qui tapisse la combe, grâce au balisage de la veille, l’équipe ne se perd pas et en une heure atteint l’entrée du scialet.

Arrivée au trou l’équipe 1 reçoit des nouvelles de l’équipe 2 : Elle a eu plus de chance et a rencontré une camionnette qui les a montées à Côte 2000, super ils auront plus de force pour porter les kits au retour :) L’équipe 1 entame la descente dans le scialet. Malgré l'enchaînement des canicules récemment, il y a encore beaucoup de neige dans l’entrée !

Juliette et Léo prennent leur temps pour améliorer l’équipement au fur à mesure. Il faut dire qu’il y a un paquet de fractionnement mono point au milieu des puits ! A l’avant, Kévin affronte plusieurs fois sa peur sur ces fractionnements peu conventionnels. A chaque fois le tirant d’air est favorable et il y a un fractionnement classique dans 5/10m dessous…

Le P60 qui enchaîne avec un P40 est magnifique et l’arrivée par le plafond de la salle titanesque “Noir c’est Noir” est légendaire ! Il est 13h et l’équipe 1 est au point de rendez- vous. Les piques d'adrénaline auront mis à mal le moral de l’équipe et une petite cellule de réconfort sera improvisée dans la grande salle…

Soudain, un bruit sourd retentit en haut du P60 ! C’est l’équipe 2 qui fait vrombir le perforateur pour doubler tous les fractionnements et améliorer l’équipement assez sommaire de certaines mains courantes. Pendant ce temps, Mathéo et Victor font des photos dans les grands puits qui dominent la salle (la plupart des images du CR sont leurs réalisations)
Vers 13h30 les deux équipes se retrouvent en bas de la salle pour manger. Après la pause, Guillaume et Kévin partent devant pour descendre la galerie des Fleurs du Mal, qui est une trémie géante qui termine dans un entonnoir gigantesque. Guillaume équipe un premier P18 qui mène au fond de l’entonnoir. L’équipement est très vieillissant à cet endroit : Il y a que des fracs mono points, alors dès que le reste de l’équipe arrive, on cherche le perfo… on l’a laissé dans la salle “noir c’est noir”, mathéo repart en arrière pour aller le chercher. Pendant ce temps, le reste de l’équipe remonte une escalade de 5m en libre dans un rocher très moyen. Plusieurs prises s’arrachent, la prudence est donc de mise, arrivé en haut, on cherche de quoi améliorer l’escalade mais sans succès, le terrain est un château de cartes. On tombe alors sur le P20 qui s’avère assez dangereux car le rocher est complètement délité sur les parois, le moindre contact avec la paroi décroche des bouts de calcaire englué d’argile. Mais en bas, c’est la surprise, un actif coule, c’est la rivière du Ménisque ! On décide de la suivre, un petit moment, puis on bute sur une succession de petites cascades. Il est 15h et il est temps de repartir dans l’autre sens.

La remontée est efficace, Mathéo et Victor se relaient pour déséquiper, les kits sont transférés au fur à mesure vers le haut. Valentin et Kévin améliorent avec le perfo les mains courantes en ajoutant plusieurs AF. Léo juste derrière prend note de la nouvelle FE créée. Le manège continue tranquillement jusqu'à la sortie du scialet vers 19h30.

L’équipe se félicite mais il reste une dernière épreuve : La marche retour… Heureusement, le Vercors offre un ultime spectacle à l’équipe en guise de récompense ...
